C'est un verdict historique pour l'Egypte et tous les pays traversés par le printemps arabe. L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été condamné samedi 2 juin à la prison à perpétuité pour le meurtre de manifestants pendant les premiers jours de la révolution égyptienne. Victime d'un malaise peu après l'énoncé du verdict, l'ancien raïs a dû recevoir des soins. 
• Condamné, Hosni Moubarak va faire appel
Selon son avocat, Hosni Moubarakl va faire appel de la décision rendue au Caire. Il est accusé d'avoir ordonné le tir à balles réelles sur les manifestants. Près de 850 d'entre eux ont été tués dans les semaines précédant sa démission en février 2011. Hosni Moubarak était passible de la peine de mort par pendaison, mais peu d'observateurs jugaient cette décision probable.
Tout au long du procès, l'ex-chef d'Etat a nié les accusations portées sur lui, et plaidé non coupable. Détenu jusqu'ici dans le Centre médical international du Caire, l'ex-président égyptien a été transféré après l'énoncé de son verdict à la prison de Tora. A son arrivée, Hosni Moubarak a été victime d'un malaise et a dû être équipé d'un masque à oxygène. Il a été transféré à l'hôpital de la prison.
• Plusieurs hauts responsables du régime acquittés
L'ancien raïs n'était pas seul sur les bancs des accusés. L'ancien ministre de l'Intérieur d'Hosni Moubarak, Habib el-Adli, a également été condamné à la prison à vie.
Six anciens hauts responsables des services de sécurité égyptiens ont en revanche été acquittés. Par ailleurs, le président du tribunal a déclaré prescrits les faits de corruption reprochés aux fils d'Hosni Moubarak, Alaa et Gamal. Des affrontements violents ont éclaté dans la salle du tribunal à l'énoncé de ces derniers verdicts. 






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